Se former à des métiers d'avenir avec
la faculté des sciences et technologies

Marie-Hélène Schwartz bientôt inscrite sur la tour Eiffel

Ancienne professeure de la Faculté des sciences et technologies, la mathématicienne Marie-Hélène Schwartz figure parmi les femmes scientifiques dont le nom sera mis à l’honneur sur la tour Eiffel, dans le cadre d’un projet visant à rendre visible la contribution des femmes à l’histoire des sciences.

Le nom de Marie-Hélène Schwartz, ancienne professeure de Mathématiques de l’Université de Lille, apparaitra bientôt sur la tour Eiffel.

Porté notamment par l’association Femmes & Sciences, ce projet vise à faire apparaître 72 noms de femmes ayant contribué de manière majeure aux sciences. L’objectif : mettre en lumière des femmes scientifiques encore trop méconnues et offrir ainsi des modèles inspirants pour les générations futures.

Mathématicienne de renom, Marie-Hélène Schwartz (1913-2013) a marqué son domaine par des travaux novateurs en géométrie algébrique. Elle a notamment introduit des objets mathématiques associés aux espaces singuliers (formes géométriques irrégulières), aujourd’hui connus sous le nom de « classes caractéristiques de Schwartz–MacPherson ». Ses recherches ont anticipé des propriétés étudiées plus tard par Grothendieck et Deligne.

Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, elle a dû interrompre ses études au début des années 30 pour raisons de santé, avant de reprendre une carrière universitaire brillante. Assistante à l’Université de Reims, elle rejoignit ensuite l’Université de Lille où elle enseigne jusqu’à sa retraite en 1983.

Son parcours est également marqué par les événements de la Seconde Guerre mondiale : durant l’Occupation, elle échappe à la déportation et réussit à passer l’agrégation de mathématiques, en 1943, sous un faux nom.

La Faculté des sciences et technologies se réjouit de voir ainsi honorée l’une de ses anciennes enseignantes, dont l’héritage scientifique et humain continue de rayonner.